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20/05/1474 cinquante écus d’amende, excuses publiques et quatre mois d’inéligibilité




À Avignon (AAP) - Dans les salles austères de la Haute Cour de Provence, où les voix portent plus loin que les marteaux et où les querelles personnelles se parent volontiers des habits du droit, l’affaire opposant Antton du SchblinG à Max de Bélestador aura offert bien davantage qu’un simple procès en diffamation. Elle aura révélé, une fois encore, les fractures d’une Provence politique vivant désormais autant de rivalités internes que de gouvernance.

Tout était pourtant parti d’un don. Un don ancien, consenti au Comté en août 1473, officiellement annoncé par la Comtesse Push d’Ariste et confirmé par plusieurs membres du Conseil de l’époque. Une opération administrative certes inhabituelle par son montant, puisqu’elle nécessita l’usage d’un mandat plutôt qu’un simple versement direct, mais nullement clandestine selon les pièces produites devant la Cour.

C’est précisément ce point qui devint le cœur du litige. Max de Bélestador, alors Connétable de Provence, affirma avoir nourri des doutes sur la régularité de cette opération, faute selon lui d’avoir obtenu des réponses satisfaisantes du pouvoir comtal. De simples interrogations administratives, soutint-il. Une suspicion légitime née d’un manque de transparence. Mais pour la partie adverse, ces “questions” avaient depuis longtemps dépassé le cadre institutionnel.

Car en Provence, chacun sait qu’il existe une frontière ténue entre demander des comptes et jeter publiquement le discrédit. Et selon l’accusation, Max ne s’était pas contenté de s’interroger : il avait insinué un manque de probité de la part d’Antton, utilisant même l’autorité de sa fonction pour donner poids à ses propos.

La procureure Miss mena d’ailleurs un réquisitoire méthodique, revenant inlassablement à cette idée simple : un doute personnel ne devient pas vérité parce qu’il est prononcé publiquement par un officier comtal. Face à elle, Max de Bélestador choisit une ligne de défense fidèle à son style : offensive, politique, parfois provocatrice. Il rappela ses fonctions, dénonça les silences du Conseil, évoqua d’anciens contentieux et la nécessité, pour tout conseiller, de surveiller les affaires économiques du Comté.

À plusieurs reprises, le procès sembla ainsi glisser du terrain judiciaire vers celui, bien plus vaste, des rancœurs accumulées depuis des années entre certaines figures provençales. Le juge Ludovi de Sabran tenta pourtant de recentrer les débats.

Son verdict, particulièrement développé, chercha un équilibre délicat : reconnaître qu’un défaut de communication du Comté avait peut-être existé, tout en affirmant qu’un tel dysfonctionnement ne pouvait justifier des accusations publiques insuffisamment étayées. La condamnation tomba donc : cinquante écus d’amende, excuses publiques et quatre mois d’inéligibilité. Mais c’est sans doute la motivation du jugement qui marqua les esprits davantage encore que la sanction elle-même. Le magistrat y dénonça des accusations relevant “davantage d’une logique politique que factuelle”, estimant que l’accusé avait moins cherché la vérité qu’un moyen d’affaiblir son contradicteur.

La formule fit mouche. Car chacun comprit aussitôt que ce procès ne concernait déjà plus seulement un mandat vieux de plusieurs années. Derrière les débats techniques se dessinait une lutte plus large : celle d’une Provence divisée en camps irréconciliables, où chaque erreur administrative devient arme politique, où chaque désaccord nourrit une nouvelle fracture.

Les réactions qui suivirent le verdict achevèrent d’ailleurs de transformer l’audience en théâtre politique. Antton salua une décision reconnaissant enfin “les faits et rien que les faits”, tout en regrettant que d’anciens conflits aient été convoqués pour brouiller le débat. D’autres voix, plus nuancées, exprimèrent surtout une lassitude croissante face aux tensions permanentes du Comté. La jeune conseillère Elloen livra ainsi une intervention remarquée, déplorant des querelles intestines offrant “une belle aubaine” aux ennemis de Provence. Même parmi ceux venus soutenir Max, certains semblèrent vaciller. Une proche, présente tout au long du procès, admit publiquement avoir changé de regard au fil des audiences, déclarant avoir fini par mieux comprendre le plaignant que celui qu’elle pensait défendre.

Max, lui, demeura fidèle à lui-même jusqu’au bout. À peine le verdict prononcé, il annonça vouloir faire appel et évoqua déjà d’autres recours, d’autres juridictions, d’autres combats. Son courrier transmis à la Cour d’appel ne nie plus réellement l’existence du don ni sa régularité. Il insiste désormais surtout sur l’absence de réponses obtenues et sur le droit, pour un conseiller comtal, d’exiger des explications. Toute la question est désormais là : jusqu’où peut aller le doute politique avant de devenir accusation ?

La Cour de première instance a estimé que cette limite avait été franchie. Reste désormais à savoir si l’appel confirmera cette lecture ou si la justice provençale choisira d’ouvrir un débat plus large encore sur les devoirs, mais aussi les excès, de ceux qui prétendent surveiller le pouvoir.


Le Baudet pour l'AAP agence des Terres au Milieu

Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale

Cours

Product Price Variation
Loaf of bread 5.65 0.13
Fruit 9 0
Bag of corn 3.08 -0.03
Bottle of milk 9.5 0.2
Fish 16.08 -0.98
Piece of meat 16.9 0.52
Bag of wheat 10.31 -0.99
Bag of flour 12.55 0.19
Hundredweight of cow 32 2
Ton of stone 6 0
Half-hundredweight of pig 15 0
Ball of wool 12 0
Hide 15 0
Coat N/A N/A
Vegetable 8.97 0.47
Wood bushel 3.85 0.76
Small ladder 20 0
Large ladder 60 0
Oar 21 0
Hull 30 0
Shaft 7.25 -0.75
Boat 85 0
Stone 20.5 0
Axe 140 -8.05
Ploughshare N/A N/A
Hoe N/A N/A
Ounce of iron ore 19.8 0
Unhooped bucket 25 0
Bucket 39 0
Knife 14.75 0
Ounce of steel 40 0
Unforged axe blade 66 0
Axe blade 130 0
Blunted axe 110 -30
Hat 52 0
Man's shirt 115 0
Woman's shirt 125 0
Waistcoat 130 0
Pair of trousers 50 0
Mantle 210 0
Dress 258 0
Man's hose 49 0
Woman's hose 35 -4.66
Pair of shoes 20 0
Pair of boots 65 0
Belt 35 0
Barrel 20 0
Pint of beer 0.05 0
Barrel of beer 75 0
Bottle of wine N/A N/A
Barrel of wine N/A N/A
Bag of hops 25 0
Bag of malt N/A N/A
Sword blade 97.5 0
Unsharpened sword 110 0
Sword 190 0
Shield 65 0
Playing cards 31 0
Cloak 179 49
Collar 50 0
Skirt 169.95 0
Tunic 200 0
Overalls 115 0
Corset 120 0
Rope belt 40 0
Headscarf 40 0
Helmet 130 0
Toque 54 0
Headdress 60 0
Poulaine 99.95 0
Cod N/A N/A
Conger eel 17 0
Sea bream 19 0
Herring 7 0
Whiting 17 0
Skate 19 0
Sole 18.75 0
Tuna 19 0
Turbot 18.75 0
Red mullet 20 0
Mullet 17 0
Scorpionfish N/A N/A
Salmon 16 0
Arctic char N/A N/A
Grayling 17.6 0
Pike 20 0
Catfish N/A N/A
Eel 12.25 0
Carp 7 0
Gudgeon 7 0
Trout 20 0
Pound of olives 10 0
Pound of grapes 11 0
Sack of barley 8 0
Half-hundred weight of goat carcasses 15 0
Bottle of goat's milk 13 0
Tapestry 130 0
Bottle of olive oil 80 0
Jar of agave nectar N/A N/A
Bushel of salt 4 0
Bar of clay 3.95 0
Cask of Scotch whisky 70 0
Cask of Irish whiskey 70 0
Bottle of ewe's milk 20 0
Majolica vase N/A N/A
Porcelain plate N/A N/A
Ceramic tile N/A N/A
Parma ham 75 0
Bayonne ham 95 0
Iberian ham 20 0
Black Forest ham 60 0
Barrel of cider 20 0
Bourgogne wine 100 0
Bordeaux wine 60 0
Champagne wine 70 0
Toscana wine 20 0
Barrel of porto wine 70 0
Barrel of Tokaji 70 0
Rioja wine 180 0
Barrel of Retsina 20 0
Pot of yoghurt 70 0
Cow's milk cheese 65 0
Goat's milk cheese 97 0
Ewe's milk cheese 90 0
Anjou wine 20 0
Ewe carcass 15 0
Mast 629.31 0
Small sail 270 0
Large sail 700 0
Tumbler of pulque N/A N/A
Jar of pulque N/A N/A