08/09/1474 Edmont.dantes est élu maire de Marseille
Edmont.dantes a été élu maire de Marseille. Il recueille la majorité des suffrages exprimés. 1. Edmont.dantes : 100%
07/09/1474 en Provence, combattre pour l'Empire, c'est du courage

À Arles (AAP) - Ambiance orageuse cette semaine du côté de la Provence indépendante, où l'on apprend avec émotion que la neutralité, contrairement à ce qu'on pensait, se décline en plusieurs saveurs, un peu comme l'huile d'olive : vierge, extra-vierge, et "extra-vierge sauf quand ça nous arrange".
Rappel des faits, pour ceux qui prennent la navette en marche : un noble part combattre "les ONE" aux côtés des Hospitaliers, se fait sérieusement amocher, et récolte pour toute médaille... la confiscation de ses terres. Un autre noble, lui, part batailler pour le compte de l'Empire, donc, comprenons-nous bien, contre exactement le même ennemi dixit la Sérénissime vénitienne et pas qu'eux, et revient chargé de compliments, de tapes dans le dos et d'une décoration officielle. La différence entre les deux ? Aucune, sinon que dans un cas on appelait ça "une atteinte à la neutralité" et dans l'autre "un acte de bravoure salué par la Marquise en personne". La neutralité provençale, en somme, fonctionne comme les probabilités au loto : ça dépend qui gratte le ticket.
Du côté de la Chancellerie, on nous assure pourtant que tout cela est parfaitement cohérent. Interrogée sur les navires civils coulés par les ONE hors de tout cadre de guerre, donc, en clair, de la piraterie pure et simple, l'Amirauté avait déjà eu ce mot d'une élégance folle : les capitaines coulés n'avaient qu'à pas prendre la mer. Une doctrine qu'on pourrait résumer ainsi : "Nous sommes neutres, mais si vous vous faites canonner, c'est un peu de votre faute." Un concept juridique novateur qu'on suivra avec attention lors du prochain naufrage.
Pendant ce temps, sur le forum des braves gens, une vice-chancelière en verve a cru bon de préciser qu'un certain noble n'avait rendu ses terres que faute d'avoir su tenir sa langue, et suggéré que son goût pour les combats relevait surtout d'un penchant pour la lamentation. L'intéressée a répondu point par point, avec cette politesse glaciale propre aux gens qui ont vraiment saigné pour une cause pendant que d'autres saignaient de l'encre depuis leur fauteuil.
Le mot de la fin revient à un noble de passage, venu rappeler à qui voulait l'entendre, et surtout à qui ne voulait pas l'entendre, qu'une dirigeante avait un jour lâché, entre deux petits-fours à l'Assemblée, que si la Provence aidait la France contre les ONE, "ils n'en feraient qu'une bouchée". Déclaration qui a le mérite de la franchise : entre la neutralité et la trouille, il n'y a parfois qu'une nuance de vocabulaire.
À lire : cherche des volontaires pour combattre les ones
Lebaudet pour l'AAP agence des Terres au Milieu
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
26/08/1474 Lounara est élu maire de Arles
Lounara a été élu maire de Arles. Il recueille la majorité des suffrages exprimés. 1. Lounara : 75%
2. Miss... : 20.8%
3. Fogacer : 4.2%
19/08/1474 la Cour d’Appel rend son verdict : trois mois pour confirmer une condamnation

À Arles (AAP) - Dans un Comté où chaque affaire semble devoir franchir plusieurs portes avant d’atteindre le bon bureau, la justice provençale vient de rappeler une règle essentielle : même lorsqu’une décision tarde trois mois à arriver, elle reste une décision.
À lire Acté au Palais d'Avignon, le dix septième jour du huitième moys de l'an de grasce Quatorze Cent Septante-quatre
La Cour d’Appel du Marquisat de Provence vient en effet de rejeter le recours introduit par Max de Belestador, condamné pour diffamation à l’encontre d’Antton du Schbling, Seigneur de Salignac. Une conclusion finalement peu surprenante au regard des attendus publiés : après examen des motivations et des pièces produites par le condamné, les magistrats considèrent que les faits de diffamation sont établis et qu’aucun élément nouveau ne permet de faire naître le moindre doute sérieux.
La Cour reconnaît toutefois que le délai de traitement du recours - trois mois - est particulièrement long. La saison estivale aurait, semble-t-il, produit ses effets jusque dans les locaux de la justice : magistrats absents, tribunal ralenti et recours prenant tranquillement le chemin des archives. Le président et les magistrats assurent néanmoins qu’une telle attente ne devra pas se reproduire.
Sur le fond, en revanche, pas de révolution judiciaire. La Cour estime que Max de Belestador a bien diffamé Antton du Schbling et rappelle, avec cette sobriété propre aux décisions de justice, que les circonstances ne sauraient justifier la diffamation.
Le recours est donc rejeté. La condamnation initiale est confirmée : 50 écus d’amende versés au Trésor du Comté de Provence, publication d’excuses publiques destinées à réparer le préjudice subi par Antton du Schbling et quatre mois d’inéligibilité.
Mais, dans ce curieux système où même une peine peut être affectée par les lenteurs de la procédure, la Cour apporte une précision : compte tenu des trois mois nécessaires pour examiner le recours, la période d’inéligibilité est réputée avoir commencé au jour du premier verdict.
Il restera donc surtout à retenir de cette affaire que, dans un Comté aussi soigneusement corseté que la Provence, la justice finit toujours par arriver. Il faut simplement lui laisser le temps de traverser les couloirs, de trouver les magistrats et, éventuellement, de revenir de vacances.
Trois mois pour dire non, c’est long. Mais au moins, cette fois, le non est officiel.
Lebaudet pour l'AAP agence des Terres au Milieu.
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17/08/1474 frontières fermées : le Languedoc pose la herse

À Arles (AAP) - Avis aux voyageurs, marchands, vagabonds et autres créatures ayant la malencontreuse idée de vouloir traverser le Languedoc : la porte est fermée. Et pas simplement poussée du bout du doigt. Fermée à double tour, avec herse, cadenas et probablement formulaire en trois exemplaires.
À compter du vendredi 14 août à minuit, les frontières du Languedoc sont officiellement closes. Toute personne souhaitant pénétrer sur le territoire devra désormais être munie d'un laisser-passer délivré par les autorités de sécurité. Les candidats au voyage sont priés de s'adresser au Prévôt Shanie, au Capitaine Vichiev ou au Coms Bentich. Trois interlocuteurs pour demander la permission de faire ce que l'on faisait hier encore sans leur demander.
Les personnes déjà présentes sur le territoire bénéficient toutefois d'un généreux délai de grâce : jusqu'au dimanche 16 août à minuit pour obtenir le précieux sésame ou prendre leurs jambes à leur cou. Après quoi, elles seront considérées comme étant en infraction majeure. Une formulation qui laisse entendre que le simple fait de dormir paisiblement dans une auberge languedocienne pourrait bientôt relever de la haute criminalité.
Mais le dispositif ne s'arrête pas aux frontières. La capitale constitue désormais une « zone rouge ». Toute personne qui s'approcherait de ses abords sans autorisation spéciale serait, selon le décret, trucidée à vue, sans sommation. La consigne officielle est claire : trancher d'abord, réfléchir éventuellement ensuite. Voilà qui devrait rendre les promenades autour de Montpellier particulièrement bucoliques.
Les contrevenants seront en outre inscrits sur la liste des Personnae Non Gratae et s'exposent aux poursuites prévues par les autorités. De quoi transformer une simple visite chez le voisin en parcours administratif et judiciaire complet. Le plus remarquable reste que cette fermeture ne concerne pas uniquement le Languedoc : le décret est également annoncé comme valable pour le Lyonnais-Dauphiné. Voilà donc deux provinces qui, manifestement, ont décidé que le meilleur moyen de régler les problèmes de sécurité était de régler définitivement le problème des visiteurs.
Il reste à savoir ce que cette politique produira sur les routes, les échanges et les relations avec les voisins. Pour l'heure, le message est limpide : le Languedoc se protège, le Languedoc se barricade et le Languedoc regarde désormais les voyageurs comme on regarde une poule qui vient de franchir la clôture.
Reste une question, purement pratique : à force de fermer les frontières, faudra-t-il bientôt un laisser-passer pour en sortir ?
À lire Rédigé et affiché par Parcimony Dangely de Guiche, Porte-parole et Intendante des Frontières Hermétiques
Lebaudet pour l'AAP agence des Terres au Milieu.
Pour réclamer un droit de réponse - la KAP internationale
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